DJILAPAO : IMMERSION EN PAYS DIOLA

Nous sommes bien content de quitter le mouillage de Ziguinchor  : certains jours, nous avions l’impression de camper sur le terre plein de l’autoroute. En début et fin de campagne de pêche, les grosses pirogues montent ou descendent le fleuve ; manœuvrent pour se mettre au quai de l’ancien-bac afin de préparer leur marée. Connaissant les diverses histoires de collisions plus ou moins graves entre pirogues et voiliers, nous tendions un peu le dos de voir notre bateau au milieu de tout ce trafic.

Partis au levé du jour avec le jusant, le fleuve est complètement lisse et nous filons avec le courant pour rejoindre Djilapao, village animiste « fétiche » de Jérémie. Nous longeons l’Île aux Oiseaux et observons le balai des échassiers (aigrettes, flamands roses, hérons, butors, spatules…), les pélicans au vol lourd et à l’air pataud, les cormorans et oiseaux-serpents séchant leurs plumes sur les branches des palétuviers. Un paradis pour les ornithologues débutants que nous sommes.

La Casamance concentre la majeure partie des ressources forestières du Sénégal. La mangrove se taille une bonne part de la couverture sylvestre de la Basse Casamance. Caractéristique des littoraux tropicaux, la mangrove est un écosystème fragile principalement constitué de palétuviers. Les palétuviers sont des arbres à l’allure dégingandée dont les racines plongent comme des pailles dans la vase. Cet arbre est un génie de l’adaptation, il est le seul qui réussisse à pousser dans l’eau salée et à s’accommoder d’un sol mou, instable et pauvre en oxygène. Bien que nous soyons sur un fleuve, l’eau de la Casamance est salée, même bien plus salée que l’eau de mer, atteignant à certains endroit 170% de salinité. En plus d’être un sanctuaire pour la biodiversité, un autre rôle de la mangrove est de filtrer le sel et de faire barrage à la salinisation des sols. Cependant, depuis les années 70, on constate un large recul de la mangrove. La disparition de près de 50% de cet écosystème en Casamance a des conséquences que l’on commence à mesurer. Les causes de cette régression sont multiples : la sécheresse (depuis plus de 30 ans, le taux de pluviométrie baisse) ; l’exploitation du palétuvier pour son bois et ses huîtres ; le défrichement pour l’aquaculture et la riziculture ; la pollution… Les petits oiseaux et poissons ne sont pas les seuls à pleurer sa disparition, car sans mangrove, il y a moins poissons, donc moins de ressource pour les pêcheurs ; des terres arables en croûte de sel, donc moins de récoltes pour les paysans. Et la pêche et l’agriculture sont les deux principales ressources de la région, d’où la nécessité des campagnes de replantation de palétuviers qui ont débuté en 2006, et qui totalisent aujourd’hui plus de 150 millions d’arbres replantés. Il était grand temps de faire barrage à la mer car dans certains villages, des maisons ont déjà été englouties par les flots, le Sénégal figurant à la huitième place des pays les plus vulnérables à l’élévation du niveau de la mer dans le monde.

Notre arrivée à Djilapao ne s’est pas faite discrètement. Les hurlements de notre « bourrique » de moteur ont largement annoncé notre venue. On nous a entendu bien avant que l’on devine le toit d’une case ; ce n’est qu’au détour du dernier méandre, caché derrière un îlot qu’apparaît la belle case à deux étages de l’entrée du village. Après avoir généreusement planté sa quille dans la vase, Tass a trouvé sa place dans la mangrove, accroché aux palétuviers pour trois semaines de quiétude et d’harmonie avec la nature. Ernest et Esprit ont accueilli Jérémie comme ils accueilleraient un membre du village parti depuis quelques d’années, et moi, je me retrouve avec une grappe d’enfants à chaque bras, les filles d’Eva, qui ne me quitteront plus d’une semelle. En guise de bienvenue, nous nous régalons de la cuisine d’Irma, la femme d’Esprit (un mariage comme ça, cela ne s’invente pas…) : un tiéboudiène avec les deux capitaines que nous avons pêchés achetés à un petit pêcheur. Le lendemain, Ernest nous fait l’honneur de nous offrir une poule vivante, à défaut de pouvoir nous inviter à dîner, car Odile, sa femme, est partie à Ziguinchor pour quelques jours. Ce genre de cadeau ne se refuse pas. Alors, nous nous retrouvons tous les deux dans le cockpit, bien embarrassés avec notre poulette qui caquette dans son seau. C’est là qu’on s’est senti totalement contemporain de notre époque et de notre société, où les poulets, on les achète déjà plumés, voire même en barquette débités en blancs. C’est donc la main tremblante et la larme à l’œil que nous avons accompli notre devoir, en ayant au préalable donné une petite rasade de pastis à la poule pour adoucir son martyr.

Notre séjour au village se partagera entre nos travaux à bord (installation de réservoirs d’eau douce, fabrication de bâches et de coussins pour le cockpit…) et la participation à la vie de tous les jours des quelques 50 habitants de Djilapao. Avec Irma, Virginie et Annie, j’apprendrais à préparer les huîtres de palétuviers. Ces huîtres n’ont rien à voir avec les Marennes-Oléron, elles sont petites, collées en grappe les unes aux autres, et il faut les faire chauffer sur la braise pour les ouvrir. Ensuite, les femmes les font sécher au soleil pour les conserver. Elles les vendront plus tard en ville 1000 CFA (1,5€) le pot. Quel dur labeur pour un gain aussi modeste ! Je n’ai pas pu les accompagner pour le ramassage, à deux sur une petite pirogue, le risque de cabaner est trop grand. Les femmes doivent d’abord ramer jusqu’à trouver les huîtres, et chaque année il faut aller de plus en plus loin. Elles s’accrochent ensuite tant bien que mal aux racines et arrachent les huîtres, dont la coquille est tranchante comme un rasoir. La « facilité » consiste à couper la racine, mais c’est se condamner à devoir ramer plus loin l’année suivante. Ensuite, la pirogue pleine à couler, elles rentrent au village, certaines ne sachant même pas nager. Je suis admirative devant ces femmes, dont certaines, bien que pliées en deux par leur âge canonique, continuent à pratiquer cette éreintante corvée. La force et le courage des femmes africaines, c’est une réalité que nous constaterons au quotidien tout au long de notre séjour en Afrique.

Odile nous montrera comment trier le riz en se servant du vent pour séparer le bon grain de l’ivraie. Ernest, lui, nous le fera piétiner pour détacher les grains de leur gerbe. Le riz, unique culture de Djilapao, est un travail de titan. Cultivé pendant l’hivernage, il demande beaucoup d’énergie avant de finir dans la marmite. Retourner la terre avec le kadiandou (sorte de pelle, pas de mécanisation, ni de travail animal, seule la force humaine permet de préparer la terre), l’irriguer, bouturer, repiquer, chasser du lever au coucher du soleil les « manges-miles » (petits oiseaux qui peuvent réduire à néant votre récolte), récolter, stocker, égrainer, aplatir au moulin, trier, trier encore, trier toujours, vérifier le triage puis ensuite consommer à chaque repas. Ils ont bien raison d’être fier de leur récolte et d’affirmer que c’est le meilleur riz du monde.

La récolte du riz terminée, tandis que les femmes ramassent les huîtres, les hommes partent à la pêche. Jérémie s’occupera de réparer la pirogue d’Ernest afin qu’il puisse retourner pêcher. Les petites pirogues sont creusées dans un tronc de fromager, ou de Kaicédra (sorte d’acajou). Le constructeur de la pirogue d’Ernest a malheureusement eu la main un peu lourde sur l’herminette. En certains endroits, l’épaisseur du bois est trop fine et la pirogue se lézarde, laissant dangereusement passer l’eau. Les réparations avec les matériaux traditionnels n’ayant pas suffi, c’est avec un épais collage au Sikaflex que la pirogue sera sauvée, enfin c’est un sursis car les tarets ont déjà bien avancé leur travail de sabotage.

Dimanche matin, la curiosité nous pousse à assister au service religieux. L’église de Djilapao est en construction depuis des années. Petit à petit, les villageois réussissent à collecter des fonds pour l’édification de leur lieu de culte. Cette année, l’église a un toit et le sol est à moitié bétonné. Cela nous paraît fou de voir autant d’argent investi dans la construction d’un tel bâtiment, eu égard au dénuement total dans lequel tout le monde vit. Car à Djilapao, il n’y a ni électricité, ni eau courante. Les maisons, dénuées de tout confort, sont pour la plus part en banco, matériau traditionnel fait de terre. Elles sont jolies et fraîches, mais leur fragilité impose un entretien rigoureux pour se prémunir des intempéries pendant l’hivernage. Dans une petit case adjacente se trouve la « cuisine », un simple feu de bois à même le sol, qui enfume toute la pièce, suffit à la préparation du riz quotidien. Il y a peu de temps, une ONG espagnole est venue aider à la construction de latrines, une belle avancée du point de vue sanitaire pour le village. Sacré ferveur catholique !

La Casamance est une région à part au Sénégal. Avec environ 30% de catholiques / animistes ( alors que le Sénégal est à 95% musulman), cette région est une mosaïque ethnique et un exemple de bonne cohabitation inter-religieuse. La Basse Casamance est le territoire des Diolas. Convertie au christianisme par les premiers colons portugais, cette ethnie rebelle a toujours refusé la soumission et la contrainte, que ce soit celle des colons ou de l’église. Ils se sont donc aménagés des petites dérogations avec Dieu et ses représentants terriens, pour faire cohabiter religion catholique et fétiches.

Mais la Casamance, c’est aussi l’histoire d’un des plus longs conflits de l’Afrique contemporaine. Peu médiatisé, ce conflit dure depuis plus de 30 ans. Lors de l’accession du Sénégal à l’indépendance en 1960, le gouvernement de Léopold Sédar Senghor, avait vaguement émis l’idée d’accorder son indépendance à la Casamance , mais aucune suite ne fut donner à cette proposition. Des fonctionnaires venus du Nord du pays sont venus prendre les commandes administratives derrières les Français, donnant l’impression d’une deuxième colonisation. Territoire enclavé entre la Gambie et la Guinée Bissau, la coupure avec le Sénégal est géographique, religieuse, ethnique et économique. Les casamançais reprochent aux gouvernements successifs de privilégier le développement des régions du Nord et du Centre au détriment de la Casamance, qui accuse un grand retard dans le développement de ses infrastructures routières, sanitaires, scolaires… De tous ces facteurs est né un sentiment de frustration et une envie de s’émanciper de la tutelle de Dakar. La contestation s’organise à partir de 1982 mais, face à la répression armée des manifestations pacifiques, le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance s’organise militairement, et commence alors une guérilla meurtrière pour l’indépendance. Dans les années 1990, tandis que la région commence à attirer beaucoup de touristes en se dotant de belles infrastructures hôtelières, le mouvement se radicalise, entraînant l’arrêt immédiat de tout le secteur touristique. Pillages de villages, enrôlement de force des jeunes, terrains minés, la population civile paye un lourd tribu dans cette lutte. Les négociations de paix se sont alternées, le mouvement s’est scindé, jusqu’à la signature, par les moins radicaux en 2004, d’un cessez-le-feu et d’accords destinés à ramener la paix en Casamance. Aujourd’hui, bien que certaines factions continuent à se déclarer en guerre, il n’est plus possible de parler de conflit pour l’indépendance. Il s’agit plutôt de banditisme, dont les responsables ont perdu de vue les objectifs originels, attaquant de manière sporadique des villages pour dépouiller les habitants de leurs « richesses ». Dans ce contexte pacifié, les touristes commencent à revenir en Casamance et la politique de régionalisation parvient petit à petit à faire évoluer la région, mais le travail est loin d’être terminé. L’atmosphère de paix qui règne à Djilapao ne nous permet pas d’imaginer qu’un tel conflit ait pu naître au sein d’une communauté si paisible.

Dix jours après notre arrivée dans le village, nous devons retourner à Ziguinchor pour récupérer notre autorisation d’importation temporaire. Nous laissons Tass dans la mangrove, et prenons la pirogue, l’équivalent du bus localement, pour nous rendre en ville. Retour au confort de l’électricité, de l’eau courante et de la bière fraîche, nous en profitons pour refaire un approvisionnement complet en fruits et légumes, denrées introuvables à Djilapao. Après une bonne préparation mentale, nous poussons la porte du transitaire pour récupérer nos documents. L’ambiance est toujours aussi ahurissante. Il nous emmène dans le bureau de son copain douanier pour procéder au paiement, et nous fait ensuite patienter un long moment, car le préposé à la machine à écrire a fait des fautes de frappe et les douaniers sont pointilleux. Deux heures plus tard, autorisation en poche contre 90 000 CFA, nous nous glorifions d’avoir passé cette nouvel épreuve avec facilité. Notre bateau est donc autorisé à rester 6 mois supplémentaires au Sénégal. Nous pouvons retourner à Djilapao la conscience tranquille.

Le temps passe vite et la chaleur ralentit un peu l’avancement de nos travaux. L’après-midi, le soleil nous plombe et les températures atteignent 40°C dans le bateau. Dans le village, seules les femmes continuent le travail ; les hommes profitent de la fraîcheur des maisons et font passer le temps en buvant les trois thés traditionnels. Cette iniquité dans la répartition des tâches me sera souvent difficile à supporter, mais la société française il y a 50 ans était-elle vraiment différente de ce point de vue ? Les choses évoluent ici, lentement certes, mais les rapports hommes / femmes des jeunes générations sont déjà différents de ceux de leurs parents. Seul l’intégrisme religieux, catholique ou musulman, semble pouvoir entraver l’avancée de l’émancipation féminine.

Jérémie ayant terminé l’installation des nouveaux réservoirs d’eau douce, il nous faut maintenant les remplir. L’eau est une des problématiques majeures de Djilapao. Dans les puits, on ne trouve que de l’eau saumâtre, qui ne peut servir qu’aux besoins domestiques et aux animaux. Un grand réservoir collecteur d’eau de pluie a été construit dans l’autre partie du village il y a près de 20 ans. Pendant les 4 mois d’hivernage (juin à octobre), alors que le réservoir se remplit, les villageois accumulent les réserves d’eau de pluie dans des bidons. Une diminution de la pluviométrie pourrait totalement compromettre la pérennité de ce village, déjà en proie à un exode massif de ses habitants vers la ville. Avec notre annexe motorisée, nous remorqueront Irma et Nathalie, parties en pirogues avec leurs bidons. La fin du bolong n’est pas profonde et nous finissons par patauger gaiement dans le « poto-poto » (la vase) pour approcher au plus près nos bidons. Il faut ensuite marcher pendant 800m avant d’atteindre le réservoir. Chacun paye 20 CFA pour un bidon de 20 litres, les sommes collectées serviront à l’entretien du réservoir. A côté du réservoir, se trouve la case de santé. Le bâtiment commence à tomber en décrépitude, les ONG n’intervenant plus dans le village, les habitants n’ont pas réussi à faire perdurer ce qui avait été mis en place. Ce constat décourageant est malheureusement assez récurent sur bien des projets initiés par des associations humanitaires en Afrique.

Nos travaux presque terminés, Ernest nous emmène en balade à Boutem. Un peu plus d’une heure de marche sur une piste au milieu des hautes herbes et des rôniers de la savane. En chemin, nous croisons un récolteur de « bounouk », le pêché mignon d’Ernest. Le bounouk, aussi appelé vin de palme ou vin blanc, est un breuvage alcoolisé obtenu par fermentation naturelle de la sève du palmier « rônier ». Lorsqu’il vient d’être récolté, le vin est de couleur blanche et laiteuse, doux et plutôt sucré : c’est celui des femmes. Au fil des heures, la fermentation s’accroît, le vin devient pétillant et fort. C’est évidemment celui que préfèrent les hommes, qui se saoulent aussi avidement que rapidement avec cet alcool pouvant atteindre 12°C. Heureusement pour Djilapao, aucun des hommes du village ne sait récolter le bounouk, car, quand nous arrivons à Boutem à 10h, tous les hommes que nous croisons accusent déjà une certaine ébriété.

Boutem, c’est aussi l’école la plus proche de Djilapao. A Djilapao, seuls les jeunes enfants qui ne sont pas encore en âge d’être scolarisés vivent avec leurs parents. Les plus âgés sont partis vivre chez des membres de la famille, qui habitent parfois très loin du village. La notion de famille en Afrique a quelque chose d’un peu déroutant pour un européen, et quand nous parlons avec Ernestine, la patronne de la buvette du village chez qui nous allons chaque soir, nous avons beaucoup de difficulté à constituer un arbre généalogique cohérent.

Nous sommes invités à fêter Pâques dans le village. Pour préparer la fête, nous partons en annexe avec Ernest pour faire des courses à Affiniam. 20 minutes de navigation sur le bolong, puis 40 minutes de marche sous un soleil ardent, pour enfin trouver l’ombre fraîche des grands arbres d’Affiniam : les fromagers. Ce sont les géants de la Casamance, leurs troncs sont massifs et leurs cimes culminent à des hauteurs vertigineuses. La nature est plus généreuse avec ce village qui dispose de bonnes ressources en eau. Nous irons dans les potagers collectifs, oasis de verdure, où poussent tomates, oignons, piment… Au retour, notre sillage croisera celui d’un dauphin venu chasser dans le bolong. Nous le sentirons passer sous l’annexe, comme s’il venait caresser le fond gonflable de notre petite embarcation. C’est une spécialité des dauphins casamançais, car régulièrement lors de nos navigation sur le fleuve, nous sentirons Tass frémir sous la pression des dauphins venus se frotter sur la coque. Nous n’avions encore jamais rencontré ce type de comportement chez les dauphins.

Pour Pâques, la tradition est de tuer le cochon. Les hommes s’occupent de tuer la bête et de la débiter, ce sont ensuite les femmes qui passeront des heures à cuisiner, tandis que leurs conjoints font la tournée du village, s’enivrant de bounouk, bière et vin rouge en brique, arrivé en contrebande de Guinée-Bissau. Les femmes rattraperont leur retard au moment du repas, qui se terminera dans une joyeuse euphorie.

Après deux jours d’agape, la fatigue se lit sur tous les visages le lendemain. Il est temps pour nous de faire nos adieux. Trois semaines de réveil au chant des oiseaux, des rencontres riches et intenses, on finit presque par se sentir chez nous. A tel point que lorsqu’un troupeau de touristes traversera le village, nous partagerons la sensation d’invasion que cette intrusion peut produire, de se faire photographier comme des bêtes de zoo, sans que personne ne vous adresse la parole. A posteriori, je regrette de ne pas avoir prêté à Irma mon appareil photo pour qu’en retour elle photographie ces visiteurs sans gêne. La prochaine fois… Avant notre départ, nous organisons une petite soirée cinéma avec notre ordinateur portable : James Bond et deux gros saladiers de Pop-corn. Un succès, les divertissement télévisuels sont tellement rares ici. La veille de notre départ, tout le monde se précipite pour nous amener son téléphone portable. Pendant notre séjour, Tass, avec ses panneaux solaires, s’est transformé en plate forme de chargement de téléphone (minimum 3 par jour). Dernière tournée dans le village pour saluer tout le monde et rendre les téléphones, c’est le cœur serré que nous quittons cet endroit chaleureux et paisible, où le temps semble s’être arrêté depuis des années. Soum soum Djilapao, A bonaké !

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2 responses to “DJILAPAO : IMMERSION EN PAYS DIOLA

  • COSTE PhiVer

    Merci encore. Pourriez-vous poser quelques légendes sous les photos? Ca rajouterait me semble-t-il.
    Continuez à bien profiter et à nous faire partager vos découvertes, en attendant de créer l’occasion de vous rejoindre?
    Bises de Véronique et Philippe

    • Emmanuelle & Jérémie

      Merci pour le message, vous êtes les bienvenus quand vous voulez ! Pour les photos, il n’y a pas vraiment de légende mais seulement un titre qu’on peut voir soit en cliquant dessus, soit en passant la souris sur la photo.
      A bientôt.
      Bises Manue & Jérémie

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