Almerimar

Nous aurons passé 5 jours à Almerimar. Pas grand chose à dire sur ce port artificiel andalous. C’est une très grande marina, qui peut accueillir plus de 1 100 bateaux, mais qui se trouve être à moitié vide. Les ensembles immobiliers qui bordent le port sont eux complètement déserts. Le commerce n’y est pas vraiment florissant ; les rez-de-chaussée des immeubles, prévus pour accueillir des boutiques, sont murés. Il n’y a guère que les Bazars chinois qui ont l’air de tenir bon. Les Shipchandlers peinent à rester ouverts. Sur les 3 dont on nous avait parlé, un a fermé, un autre est à vendre et le dernier, pas très achalandé, tente de survivre. On sent un grand raté dans ce projet immobilier : tout avait été vu en grand avec des commerces partout et des terrasses de restaurant et de café faisant le plein de touristes, mais cela ne s’est apparemment jamais réalisé. Du Nord au Sud, nous nous serons fait le même constat : les analystes et promoteurs espagnols se sont bien trompés sur les perspectives de développement de leur pays.

Almerimar n’est a priori peuplé que de nomades. Des troupeaux entiers de camping-caristes sont agglutinés sur la jetée du bord de mer et dans divers endroits de la marina. En grande majorité, ces néo-retraités sont allemands, quelques hollandais…2-3 français. Ils vivent dans des palaces roulants, à côté desquels trônent fièrement des paraboles aussi grandes que celles de la NASA. Drôles d’oiseaux migrateurs aux tempes grises qui ne se mêlent pas tellement à la population de marins qui vivent sur leurs bateaux.

Les alentours d’Almerimar sont très montagneux. La Sierra Nevada est juste à côté et les sommets sont largement enneigés. Alors que nous sommes en T-Shirt la journée, nous imaginons que d’autres, sur les skis à quelques kilomètres de nous seulement, sont emmitouflés dans leurs combinaisons. Mais pas le temps pour nous de chausser les skis, nous avons encore du bricolage sur la bateau : silicone en pied de mât ; peinture pour réparer une égratignure sur la coque ; installation de tiroirs sous la table pour ranger nos fruits et légumes ; installation d’un contrôleur de batterie ; encore un peu de plomberie et de matelotage. Un programme bien varié qui nous a occupé en attendant la fenêtre météo pour continuer notre route.

Un bon coup de vent d’Ouest dans la Mer d’Alboran et Gibraltar nous retenait de partir. Un petit créneau « pétole » se profile pour  dimanche, on ne va pas faire les difficiles à cette période de l’année. Nous nous mettons donc en route dimanche 29 décembre – 9h30 cap sur Gibraltar et enchaîner sur les Canaries si possible.  A Almerimar, nous aurons grandement apprécié le confort des douches bouillantes à volonté et les prix très acceptables pour la place de port (11€/jour) et l’accès au wifi (15€/semaine – moins cher que d’aller boire une bière au bar tous les jours !).

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