«PETIT BATEAU, PETITS PROBLEMES» MAIS PROBLEMES QUAND MÊME !

Papa Alpha Roméo Tango India Roméo : P.A.R.T.I.R !!!!!

Partir de Garrucha, ce n’est pas aussi facile et rapide que ce que nous avions escompté.

Pour TASS, nous avons signé un compromis de vente le 10 octobre 2013 à Garrucha. Nous sommes retournés en France pour tout préparer avant notre « grand départ ». Rendez-vous était donné pour début novembre avec Calle et Isabelle, les anciens propriétaires, pour finaliser la vente. Passage express par la Normandie et mini-semaine dans le Cap Sizun, le temps de s’organiser et de rassembler les affaires dont nous aurons besoin. Notre plan initial est de partir mi-novembre… Doux rêveur que nous étions !!!

1er Contretemps : Je dois retourner à Marseille pour un rendez-vous chez le dentiste. Verdict : il faut faire une greffe de gencive ce qui sous-entend minimum un mois de traitement. Nous nous séparons donc : Jérémie descend en Espagne avec la voiture surchargée de matériel en tout genre, et je reste à Marseille pour me soigner.

2ème Contretemps : Sauf que, sur la route vers Garrucha, Jérémie se fait « car-jacker ».

Un grand classique du genre : sur l’autoroute, un automobiliste vous fait des appels de phare ; vous vous arrêtez sur la bande d’arrêt d’urgence ; le temps que vous descendiez de votre véhicule, l’individu vient discrètement poinçonner votre pneu ; avec un grand sourire, il vous montre votre pneu endommagé et à moitié dégonflé ; vous remerciez l’individu de vous avoir prévenu de ce péril qui vous guettait ; celui « s’en va » pendant que vous avez le nez sur votre pneu, pestant contre le coup du sort ; alors que vous remontez à bord de votre véhicule pour rejoindre la prochaine aire de repos et procéder au changement de pneu, vous vous apercevez qu’il vous manque votre sac !!! habilement chapardé par l’individu alors que vous lui tourniez le dos.

Résultat : 1 sac volé = plus de passeport, plus de permis de conduire, plus de carte vitale, plus de carte grise /attestation assurance de la voiture, plus de chéquier et cerise sur le gâteau plus de carte de crédit suite à une opposition malencontreuse…La priorité est donc de refaire un passeport et une carte de crédit en urgence. Mais « urgence » n’est pas vraiment conciliable avec « Espagne » : la carte de crédit est arrivée plus d’un mois après la demande… soit après le passeport que nous sommes allés chercher à Madrid !

Jérémie « emménage » à bord de TASS le 2 novembre et signe l’acte de vente le 7 novembre. Nous sommes enfin pleinement propriétaire du navire !! Priorité : faire une demande d’immatriculation en Belgique et assurer la bateau.

3ème Contretemps : La lettre de pavillon belge !

Nous ne pouvions pas conserver le pavillon allemand du bateau en raison d’une condition de résidence imposée par l’Allemagne. Après avoir passé en revue tous les pavillons européens possibles (voire même des pavillons plus exotiques), nous avons opté pour un pavillon belge. Ce choix ne résulte en rien de notre sympathie pour nos voisins belges ou de notre tendre penchant pour les bonnes bières de ce pays. Il s’avère simplement que les formalités sont très simples ; économiques et rapides ! Enfin rapide, c’était sans compter sur le fait que nous nous trouvions en Espagne ! La réception des papiers de TASS, c’est 28 jours d’un suspens haletant !

Le bureau d’immatriculation belge a fait partir le « saint » document le 26 novembre. Seulement, c’est par courrier simple qu’est parti ce sésame sans lequel nous ne pouvions quitter Garrucha. Et « Correos », le service postal espagnol, nous a fait regretté les performances de La Poste française (c’est vous dire s’ils sont nuls!!). En voyant le facteur sur sa mob, on s’est posé la question s’il n’y avait pas un petit facteur de Correos qui faisait l’aller/retour Espagne-Belgique avec notre petite lettre dans ses sacoches, ce qui aurait expliqué un tel retard. Tous les jours, nous passions à la Capitainerie : « Tienes una carta ??? »  et toujours la même réponse… Quelques jours avant Noël, nous n’en pouvions plus d’attendre et avons donc fait une demande de duplicata de document en Belgique, considérant que le courrier était définitivement perdu et n’allait jamais arriver. Pour être sûr de recevoir cet auguste papier, nous avions mis le paquet : envoi par Fedex ! Mais lorsque le lendemain nous consultons le tracking, le pli n’a pas été collecté. Nous contactons Fedex pour comprendre ce qui se passe : on nous répond qu’on ne peut rien faire pour nous car nous sommes les destinataires et ce sont les expéditeurs qui doivent les contacter pour un enlèvement… Désespérés, nous essayons de contacter le bureau belge qui ne répond pas et nous recevons une réponse automatique à notre mail, nous informant que notre contact est en vacances jusqu’au 6 janvier 2014 !!! De quoi s’arracher les cheveux ce jour là !! Nous sommes le 20 décembre, on a déjà un mois de retard sur notre planning initial / idéal et on commence à avoir vraiment, mais vraiment envie de partir !! Pour se changer les idées, on se fait une petite sortie d’entraînement le dimanche. Cette première sortie à la voile a un goût de répétition générale et nous regonfle à bloc !

Le lendemain matin, alors que nous avions attaqué nos bricolages quotidiens, le gardien de la Marina de Garrucha arrive sur le quai avec une enveloppe Fedex à la main : NOS PAPIERS !!! On l’aurait presque embrassé, Noël avant l’heure ! Branle bas de combat : il est 10h00, on a un créneau météo pour aller jusqu’à Almerimar et passer Noël ailleurs qu’à Garrucha !!! En revanche, aucune explication sur le miracle du pli que ne devait pas être parti de Belgique et qui est arrivé quand même !!! Peut être grâce à tous ceux qui ont croisé les doigts pour nous…

TASS arbore donc un joli drapeau belge, mais son port d’attache est Audierne, clin d’œil aux terres natales de Jérémie.

4ème Contretemps (qui n’en est pas vraiment un) : Le moteur de TASS = la bourrique !

Problèmes qui auraient pu nous retarder si nous avions reçu les papiers belges en temps et en heure, mais qui finalement, ont pu être résolus avant l’arrivée de la lettre de pavillon. C’est une histoire qui aurait pu très mal se terminer et ce vieux moulin a bien failli nous lâcher avant même le départ.

Ca commence comme ça :

1 Les anciens propriétaires nous disent que le moteur, malgré ses 31 ans, tourne comme un horloge sauf un petit bruit de claquement… mais rien d’alarmant, ils ont tourné comme ça pendant un an !

2 Pour s’assurer un voyage en toute tranquillité, on fait appel à un mécanicien marine afin de vérifier que notre antiquité est opérationnelle. 1er constat : l’inverseur doit être révisé complètement car il avait tourné sans huile… merci les anciens proprios !!! et le tuyau d’échappement est craquelé ! Jérémie se charge de changer le tuyau.

3 L’inverseur remonté, un nouveau problème est décelé : le refroidissement du moteur ne se fait pas correctement voire même pas du tout… Ce vieux Volvo Penta MD2 25CV est uniquement refroidi à l’eau de mer, pas de liquide de refroidissement, et visiblement tous les conduits où passe l’eau de mer sont obturés ! Résultat : le moteur chauffe sans qu’on ait de moyen de contrôle car le cadran est HS et l’échappement crachouille de gouttes d’eau ! Autre info que nos chers ex-proprios, qui ne pouvaient l’ignorer, ont omis de nous communiquer… Pour remédier à cette situation, il faut démonter le collecteur d’échappement et les deux culasses pour cureter les conduits encrassés de concrétions de sel.

4 Un autre problème a été détecté à cette occasion : un des deux pistons présente un jeu important au niveau du coussinet de bielle. On ne pourra rien faire pour ce piston à part prier pour que cette vieille mécanique de plus de 30 ans continue à faire son travail sans faillir. Inch Allah !!! Si vous connaissez quelques bonnes prières bien efficaces, nous sommes preneurs !

5 Dans notre malheur, nous sommes chanceux ! Le mécanicien a démonté un moteur identique au nôtre l’année dernier (un propriétaire plus fortuné que nous a changé de moteur). Il  dispose donc de nombreuses pièces d’occasion qui sont en meilleur état que les nôtres. Du coup, nous changeons  culasses et collecteur, et nous croisons les doigts pour la bourrique démarre au quart de tour. Ce n’est pas exactement un démarrage au quart de tour auquel nous avons le droit, mais quelque chose d’un peu plus poussif qui finit tout de même par démarrer, et tourner rond. On ne va pas en demander plus : nous avons acheté un bateau qui marche à la voile, et le moteur ne devrait nous servir que ponctuellement pour manœuvrer au port ou au mouillage !

Pour résumer, ce sont des tracas somme toute assez classique lorsqu’on achète un bateau, qui plus est un bateau d’un certain âge et qu’on se prépare pour voyager longtemps avec. Et finalement, ce retard relatif nous a permis de repérer des fuites, des problèmes électriques (nous avons quasiment refait entièrement le câblage électrique) ; de changer pas mal de choses et d’en améliorer d’autres. C’est peut être du temps perdu au départ mais c’est sûrement autant de temps gagné pour après… du moins on l’espère !!

 

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